Historique

 

Origines du neurofeedback ou biofeedback EEG

 

Les origines du neurofeedback biofeedback remontent à la découverte d’un médecin, anatomiste et physicien, Galvani qui autour 1770 détecte la présence d'électricité dans le corps. Galvani annonce sa découverte en 1791, dans un essai intitulé De Viribus Electricitatis in Motu Musculari Commentarius (« Commentaire sur l'effet de l'électricité sur le mouvement musculaire »). Il conclut que le tissu animal contient une force vitale innée, jusqu'alors négligée, qu'il nomme « électricité animale », et qui active les nerfs et les muscles lorsque ces tissus sont reliés par un arc métallique. Il pense que le cerveau est l'organe qui sécrète ce « fluide électrique », conduit par les nerfs.

 

En 1875, le médecin britannique Richard Caton constate sur des animaux que l'activité électrique du cerveau est liée à l'activité mentale.

 

Dans les années 20, le neuropsychiatre allemand Hans Berger enregistre le premier électro-encéphalogramme humain. Plus tard, il découvre la relation entre certaines activités mentales et les variations du signal électrique émis par le cerveau dans certaines bandes de fréquences. Il pense déjà que certains signaux anormaux reflétent des désordres cliniques.

 

En 1958, Joseph Kamiya, professeur à l'Université de Chicago, entraîne un volontaire à émettre des ondes alpha (8-13 Hz) et confirme ainsi la capacité de contrôler ses propres ondes cérébrales.

 

Dix ans plus tard, en 1968, Barry Sterman de l'Université de Los Angeles, qui entraine des chats à augmenter l'amplitude des signaux du rythme sensorimoteur (12-15 Hz), fait une découverte inattendue. La NASA qui s'intéresse aux effets de l'hydrazine (un combustible de fusée) sur l'être humain lui demande d'examiner le lien entre ce combustible et le déclenchement de crises d'épilepsie. Sterman utilise pour cela 50 chats dont il se trouve que 10 ont participé au préalable à l'expérience d'accroissement des signaux du rythme sensorimoteur. Il injecte de l'hydrazine à ces 50 chats et constate avec surprise que ceux qui n’ont pas participé à l'expérience de neurofeedback font une crise d'épilepsie dans l'heure qui suit tandis que les 10 autres se montrent beaucoup plus résistants. Il vient de découvrir une application médicale du neurofeedback. En 1971, Sterman commença à utiliser le neurofeedback pour réduire avec succès le nombre de crises d'épilepsie chez des sujets humains.

 

De nombreuses études scientifiques effectuées par différents centres de recherche ont depuis confirmé ces résultats.

Dans les années 70 et 80 apparaissent les bases de données normatives qui permettent de comparer les signaux cérébraux d'un individu à l'autre, afin d'établir un lien entre signaux cérébraux particuliers et symptômes divers.

 

En 1989, Eugène Peniston et Paul Kulkosky définissent un protocole de neurofeedback spécifique qu'ils appliquent à des vétérans de la guerre Viêtnam pour traiter le syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

Deux années plus tard, Peniston et Kulkosky utilisent ce protocole avec d'autres vétérans du Viêtnam devenus alcooliques. Ces deux études sont un succès.

C'est durant cette même période que sont conçus les premiers équipements de neurofeedback informatisés.

 

Aujourd'hui les applications du neurofeedback thérapeutique sont multiples et ses modalités de mise en œuvre très diverses. Médecins, neurologues ou psychiatres, experts en neurofeedback utilisent les systèmes complexes de neurofeedback linéaire pour traiter des symptômes spécifiques. Thérapeutes et Centres de soins utilisent les systèmes largement automatisés pour entraîner le cerveau à mieux fonctionner. L'Association pour la Diffusion du Neurofeedback en France (ADNF) a largement contribué à diffuser  ces méthodes dont la méthode NeurOptimal®accessible en France depuis l'année 2004.

 

Neurofeedback Dynamique,méthode NeurOptimal®

 

Cette méthode a été conçue et réalisée par le Docteur Val Brown PhD et sa femme, Sue Brown PhD, tous deux psychologues cliniciens, après de longues années d’expérience dans le domaine du neurofeedback et des neurosciences. Ils ont tiré parti des théories physiques et mathématiques récentes (dynamique non linéaire, attracteurs et bifurcations, criticalité auto-organisée, fractales, ondelettes pour le traitement du signal).

 

Ils ont décidé, au milieu des années 1990, de créer leur propre entreprise, l’Institut Zengar Inc. et de concevoir et développer leur propre système de neurofeedback. Et c’est en exploitant des données obtenues avec les autres outils de neurofeedback et différentes méthodes basées sur la rétroaction cérébrale ou neurologique qu’ils ont élaboré, par étapes successives, cette méthode de neurofeedback efficace et sans danger.

 

La première version est apparue en 1999. Après dix ans de mise au point, la méthode est devenue entièrement automatique (version 2.0). Depuis 2018 et face à la demande toujours croissante des centres de soins thérapeutiques, la version 3.0 puissante et ultra rapide, grâce aux processeurs de dernière génération,  est utilisée partout dans le monde.

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